Le patrimoine du Fraysse
Eglise Saint-Louis du Fraysse
L'église Saint-Louis du Fraysse
Eglise Saint Jean de Lacalm
EGLISE CLASSÉE DE SAINT JEAN DE LACALM
CONSTRUCTION :
Elle date de 1832. Avant cette date, l'église de la paroisse était située près du cimetière, au hameau du Salès. Etant très dégradée, sa reconstruction a été décidée au lieu-dit « Lacalm ».
ACCES :
On peut y arriver soit par Le Fraysse, en quittant la RD 999 et en traversant le village, soit par Alban en prenant la RD94.
Pierre-Paul LACLAU est l'auteur des boiseries et les a réalisé entre 1862 et 1865.
Deux ans et demi seront nécessaires pour sculpter l'ensemble. M. Laclau, originaire d'une commune voisine, Paulinet, lieu-dit " Le Plo " près de Notre-Dame d'Ourtiguet, est né le 12 juin 1840.Il est donc âgé de 22 ans lorsqu'il débute les travaux à Lacalm, village où ont vécu ses grands-parents maternels.
Les bois utilisés sont en majorité le châtaignier et le chêne.
Il travaille avec Jean-Baptiste Vergnes, originaire de Vinçou, commune d'Ambialet (à cette époque, Lacalm et Le Frayssé faisaient aussi partie de la commune d'Ambialet).
Pierre-Paul Laclaua réalisé des boiseries dans d'autres églises du département ainsi que dans certains départements voisins.
CLASSEMENT à L’INVENTAIRE DES MONUMENTS HISTORIQUES
Le classement des boiseries de l'église de Lacalm à l'Inventaire des Monuments Historiques, intervient par l'arrêté du 19/10/1959. Quelque temps avant, à l'occasion d'une visite du Préfet du Tarn, M. Coutal, alors Maire de la commune du Fraysse, le conduit à Lacalm et il a été émerveillé. Le Préfet décide alors de demander le classement.
Celui-ci n'apportera rien de concret les premiers temps.
Entre 1970 et 1980, l'équipe municipale prend conscience de la valeur de l'ensemble et fait pression pour que les choses évoluent.
Avec l'aide de différentes subventions, la restauration pourra débuter avec la remise en état de la toiture et des murs dans un premier temps.
La restauration des boiseries durera plusieurs années.
Eglise Saint-Pierre de Cambon du Temple
Les Templiers
Le village de Cambon du Temple et son église, sont attestés dans les textes d'archives depuis le XII° siècle. (Titres de donations à l'Ordre du Temple de 1171 et de 1183).
Ce village a été le centre d'une commanderie templière fondée en 1171 par la donation de Bernard At de Cambon au " Commandeur et religieux de la maison du dit Cambon, de tout ce qu'il avait dans ce lieu et dans la paroisse ".
Les commandeurs se succédèrent à la tête de la commanderie de Cambon du Temple jusqu'en 1336.
Sources : Mémoire présenté par Elise BERGES :
" Inventaire Archéologique du canton de Villefranche d'Albigeois " 1982-1984
Déposé pour consultation sur place, à la mairie du Frayssé
Anciennes mines de fer
A une époque plus contemporaine, dans un mémoire du 25 octobre 1791, François de Solages explique qu'il a traité le minerai du Frayssé dans un " fourneau catalan " qu'il avait fait construire dans un martinet en cuivre, au Saut du Sabo, et qu'il avait obtenu un excellent métal.
Dans la période de 1889 à 1910, c'est surtout le filon de Las Costes, très riche, qui sera exploité. Celui-ci souvent appelé " filon du Frayssé " sera reconnu comme le plus important et le plus productif de la concession et renfermant le meilleur minerai.
En attendant l'ouverture de la ligne de chemin de fer d'Albi à Alban en 1910, le Saut du Tarn fait appel à des entrepreneurs de transport. Les filons du Bousquet et de Bennac sont également exploités et reliés à celui de Las Costes.
Les mineurs du Frayssé étaient en majorité mineurs à temps partiel et agriculteurs le reste du temps. A la fin de la première guerre mondiale, le personnel se décompose comme suit:
81 adultes au fond - 39 personnes (26 adultes, 11 femmes et 2 enfants) au jour.
soit un total de 120 personnes.
Les années qui suivent connaîtront une activité en dents de scie, avec un arrêt de 2 ans en 1921. C'est à cette époque que des travaux de prospection ont lieu sur les filons de Labarthe et du roc Saint-Michel. Cette même époque verra aussi la mise en service de la centrale électrique d'Ambialet réalisée par le Saut du Tarn. La centrale alimente alors les mines du Frayssé, les usines du Saut du Tarn et, par l'intermédiaire d'une régie municipale,
la commune d'Ambialet.
En avril 1928, l'exploitation du filon de Las Costes est arrêtée. Exploité depuis 1889, il avait fourni 90 à 95% du minerai extrait par le Saut du Tarn sur cette concession. L'exploitation continue ensuite sur le seul filon du Bousquet.
En 1931, la mine emploie 25 ouvriers au fond et 14 à l'extérieur dont 5 femmes. La production est alors de 20 à 22 tonnes par jour.
En août 1931, c'est la fin de l'exploitation. Les ouvriers les plus qualifiés seront repris à l'usine de Saint-Juéry, d'autres s'expatrieront. C'est sans doute dans ces années-là que le hameau de La Rouquette achève de se dépeupler alors qu'il comptait plus de 100 habitants en 1862.
Outre les ouvriers, seront également touchés les artisans travaillant pour la mine, les commerces, les loueurs de chevaux…
Autre conséquence : l'arrêt de l'exploitation de la ligne Albi Alban de la Cie des Chemins de Fer Départementaux du Tarn.